C’est passé inaperçu. Du moins, chez vous.
Dans le Centre, de Manage à Soignies, en passant par Le Roeulx, Haine-Saint-Pierre ou Binche, le moral est au beau fixe. Sportivement, à l’instar de la RAAL en Jupiler Pro League, nos porte-drapeaux régionaux se portent mieux, voire bien.
Dernièrement, nos yeux ont été interpellés par deux détails, sans doute passés inaperçus auprès des moins attentifs.
En D2 ACFF, voici quinze jours, la RUS Binche a présenté son école de jeunes et ses nouvelles tenues au stade Aimé Vachaudez. L’événement s’est même ponctué d’une belle victoire face à Flénu (2-1).
À Binche, le retour du jaune et du bleu
Surprise. Ce dimanche-là, le gardien binchois étrennait une tunique jaune et bleue rappelant, à s’y méprendre, les couleurs historiques de la Royale Union Sportive Binchoise. Le week-end suivant, lors d’un déplacement victorieux au Pays Vert (0-2), ce sont même les joueurs de Michel Dufour qui endossaient cet équipement.
Le clin d’œil est évident. Il fait référence au matricule 4170 et au riche passé footballistique de la Cité du Gille. Toutefois, il est bon de rappeler que la RUS Binche actuelle évolue sous le matricule 3835.

L’entité était initialement baptisée RSC Leval. Ses couleurs furent le rouge et le bleu. Plus tard, la formation du stade Domenico Schena a fusionné avec le RFC Ressaix et la JS Bray pour former la Royale Jeunesse Entente Binchoise (RJEB), dont les couleurs devenaient le rouge et le noir.
On se souvient qu’à l’époque du rapprochement entre la RJEB et la RUS Binchoise initiale, survenu à l’aube de la crise du Covid, la question des couleurs était déjà au cœur du débat.
Le noir et le blanc avaient finalement été choisis, en référence aux emblèmes de la Ville de Binche. Avec le retour du jaune et du bleu sur le maillot extérieur, il semblerait désormais que la hache de guerre soit définitivement enterrée (voire déterrée, c’est selon).
Les maillots dépareillés à l'URLC
Pour découvrir un autre détail perturbant, il faut se tourner vers le stade Raymond Dienne. Outre le fait que La Louvière Centre arbore un logo vert… mais joue tout de blanc vêtu à domicile, la seconde tenue est intégralement verte. Jusque-là, rien d’étonnant. Sauf si on y regarde de plus près.
La bande de Sébastien Conte arbore, en effet, un équipement complètement dépareillé : un maillot Adidas (datant de 2020), un short Zeus (remontant à la saison 2023-2024), des chaussettes Kappa (vieilles de l’exercice précédent). Le comble ? Les maillots affichent un sponsor principal différent.

Cela n’enlève évidemment rien à l’excellent début de saison réalisé par les Centraux. Toujours est-il qu’une chose pareille ne se serait jamais, ô grand jamais, produite du temps de Giovanni Fois. On sait à quel point l'iconique délégué avait le souci du détail.
Certes, ce ne sont pas les maillots qui font la performance. Mais ils contribuent grandement au signal, au message, à l’identité défendue par une entité sportive. Dans le football contemporain, c’est bien plus qu’un simple détail.
- Illustration : Antenne Centre - Centre Sports - RUS Binche - Sudinfo


Excellent article Mario, toutefois quoi qu’il se passe il y a toujours des déçus. Aux yeux des supporters le matricule est bien moins important que les couleurs qui font partie de l’ADN d’un club. Les supporters y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. La force d’un club est puisée dans ces détails.
Mais pour y être passé je sait aussi que les fusions et où les absorptions laissent toujours des traces qu’il est très souvent difficile d’effacer.
Amitiés Bernard Braglia