Serge Trevi, le gentil monsieur qui vous accueille avec le sourire au fanshop de l’Easi Arena, a jadis joué à la RAAL. C’était dans une autre vie, évidemment. Et devinez qui figurait parmi ses coéquipiers ? Salvatore Curaba.
Mais laissons le soin à M. Trevi de s’installer dans la machine à remonter le temps pour nous raconter ce court épisode de son adolescence.
Pour Serge, le récit est peu banal. On en conviendra : “C’était en 1980. Je jouais alors au Sporting d’Anderlecht, où j’avais fait toutes mes classes d’âge. Gilbert Heymans, le cousin de ma grand-mère, était à l’époque le correspondant qualifié des Loups”, se remémore-t-il.

Ses parents étant tous deux originaires de Saint-Vaast, là où il passait volontiers ses vacances, Serge ne débarquait donc qu’à moitié dans l’inconnu : “Je ne suis cependant resté qu’une saison au Tivoli, en Juniors UEFA. Ce ne fut pas la meilleure de ma modeste carrière d’un point de vue sportif. Le courant, disons-le, n’est jamais réellement passé avec mes différents entraîneurs, René Deghislage d’abord, Robert Ingelbien ensuite. Mais humainement parlant, j’ai côtoyé de chouettes partenaires comme Philippe Zampieri, Philippe Sciamanna, Salvatore Anzalone ou encore Daniel Misonne, pour ne citer que ceux-là.”
Bien qu’habitant de nombreuses années à Anderlecht, dans le quartier où Enzo Scifo résidait à ses débuts chez les Mauves, Serge a toujours conservé des liens solides avec la région du Centre, chaussant ainsi les sabots avec la société de gilles saint-vaastoise des “Ouvriers Dévoués”, aujourd’hui disparue. Toutefois, sa fibre folklorique reste intacte. Il continue à battre le pavé louviérois au sein des “Amis Réunis”.
Entre la cahute, le fanshop et la véranda
Pas étonnant, dès lors, qu’il ait répondu présent quand Salvatore Curaba l’informa de son intention de faire renaître la RAAL : “J’ai adhéré directement et avec enthousiasme à son projet. En tant que bénévole, j’ai donné un coup de main là où je pouvais être utile.”
De la vente de tickets dans une des cahutes exiguës du stade au filtrage des VIP au Tivoly’s, en passant par l’accueil à la véranda et une présence assidue dans la roulotte proposant les premiers maillots devenus depuis collectors, il était légitimement en pole position lorsque Thomas Gevers, Marketing et Event Officer du club, dévoila les plans de l’Easi Arena, englobant notamment l’implantation d’un véritable fanshop à destination du grand public.
Désormais pensionné, Serge dirige la belle boutique qui, il fallait s’en douter, marche du tonnerre : “Par rapport à la saison dernière, le chiffre d’affaires a augmenté d’environ 30 %. Un chiffre provisoire, à mon humble avis. Ce qui se vend le mieux ? Les maillots à damiers font un carton et il n’en reste plus beaucoup en rayon”, s’amuse-t-il.
Stocks écoulés, équipementier dépassé
À tel point que l’équipementier a toutes les peines du monde à suivre pour le réapprovisionnement. Quant aux écharpes, quel que soit le modèle, elles s’enlèvent aussi comme des petits pains. Au-delà d’une gérance qu’il entend être rigoureuse, Serge apprécie les contacts humains que génère sa fonction, quand bien même il peut se retrouver sous pression certains jours.
À ce propos, le fanshop est installé au rez-de-chaussée de la T1. Il est ouvert en semaine, le lundi et le vendredi de 9h à midi et de 13h à 14h30, de même que le mercredi, de 14 à 19h. Les jours de match, l’horaire varie naturellement en fonction de l’heure du coup d’envoi.
- Illustration : Centre Sports


Serge Trévi est vraiment une belle personne et quelqu’un de très humain , je l’ai connu comme chef au Colruyt de Halle et c’était quelqu’un avec qui on pouvait parler ce qui n’était pas le cas de tout les chefs , certains prenaient les ouvriers pour moins que rien