Elections 2024 : le nouveau stade louviérois au coeur du débat

Les élections communales sont à nos portes. Elles apportent avec elles leur lot incontournable de débats politiques. Dans ce cadre, RTL TVI a donné la parole aux candidats bourgmestres de La Louvière. Sur le plateau du JT, il a notamment été question de football.

Le futur stade de la RAAL est sur toutes les lèvres. Aussi improbable que cela puisse paraître, c'est bien dans la Cité des Loups qu'une infrastructure de cette ampleur va voir le jour.

L'exploit de construire un stade en Belgique n'a plus été réalisé depuis 2013, avec l’érection de l’arène gantoise. En Wallonie, si l'on excepte quelques maigres chantiers de modernisation, aucun stade n'a été créé depuis plus d'une cinquantaine d'années.

À La Louvière, le dossier du stade est symptomatique. Non seulement parce qu'il intéresse les médias nationaux et attise la curiosité, mais aussi parce que le dynamisme relatif d'une ville - voire d'une région - est incarné par un projet privé, qui s’invite au centre d’un débat entre élus défendant l’intérêt public.

"Ce stade illustre le mode de gestion de la majorité en place depuis six ans. Avec ses tergiversations, ce sont quatre millions d’euros et du temps qui ont été perdus (ndlr : par rapport au projet initial, présenté trois ans auparavant)", a mentionné Olivier Destrebecq (MR) devant les caméras de RTL.

Il poursuit : "Le partenaire privé que vous avez sur votre territoire, il faut le prendre par la main, l’accompagner, le suivre, l’aider. Ce n’est pas ce qui a été fait à La Louvière, malheureusement. Si on en est arrivé là dans le dossier de la Strada, par exemple, c’est justement parce qu’il n’y a pas eu de volonté, de la part de la ville, d’accompagner les partenaires privés pour développer ce projet."

"On a perdu du temps et de l'argent"

Xavier Papier (Les Engagés) a abondé en ce sens. "Avec le stade, on a perdu du temps et de l’argent. C’est une question de philosophie par rapport au développement d’une ville. Un bourgmestre moderne est un facilitateur, pas un empêcheur", a-t-il lancé.

"Le problème du stade n’est que le reflet de ce qui s’est passé avec Boch, de ce qui se passe avec le développement des hôpitaux, du monde associatif, etc. : il n’y a pas, à La Louvière, une philosophie où l’on se met, avec l’administration, à disposition des projets ou des citoyens", a poursuivi le représentant louviérois des Engagés.

Pour sa part, le bourgmestre sortant Jacques Gobert (PS) se considère comme un facilitateur, à l’image de ce qu’il a pu faire "avec le collège communal, en lien avec les propositions de réaffectation des terrains du stade actuel au bénéfice de la RAAL", rappelant également l’historique du projet.

"Nous avons concédé le terrain pour quasiment l’euro symbolique. Aujourd’hui, ce stade est en construction sur un terrain concédé par la ville sous bail emphytéotique", a précisé le mayeur. "Tout s’est fait dans les règles de l’art. C’est un choix du privé d’investir sur fonds propres. Le club n’a pas voulu d’un partenariat public-privé (...) On ne confie pas les clés d’une ville à une société privée qui décide à la place des hommes et des femmes élus démocratiquement."

"On se bat pour le respect des délais"

Fidèle à lui-même, Salvatore Curaba se moque de ces débats stériles. "Je suis content de voir que ce pourquoi nous nous battons depuis plusieurs années commence à prendre forme", a confié le président des Loups à la DH. "On se bat tous les jours pour que les délais soient respectés, mais cela demande beaucoup de travail."

Objectif ? Démarrer la saison 2025-2026 dans le nouvel antre.


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