Recrutement osé à Bracquegnies. Après avoir attiré Jean-Louis d'Achille et Ricardo Magro sur son petit banc, le club louviérois fait le nécessaire pour sauver sa peau dans l'antichambre de l'élite provinciale. Quitte à miser sur le label hexagonal.
"Nous avons été surpris en voyant la feuille de match", a confié Rémy Di Nolfo, entraîneur de Naast et adversaire de Bracquegnies voici une semaine, à La Nouvelle Gazette. "En face, il y avait au moins cinq ou six nouveaux joueurs dans leur équipe." De quoi se demander si l’on assistait à un match de P2 ou à une session de recrutement sous forme de speed dating.
Six recrues venues de France
En effet, ce sont bien cinq nouvelles recrues, toutes de nationalité française, qui ont été alignées par Jean-Louis d'Achille. Parmi celles-ci, on retrouvait : Sofiane Gourch,Lenny Herbin, Dan Kitenge, Guillaume Lebegue et Issam Rezig. Sur le banc au coup d'envoi, Dylan Nahoun attendait son tour avant de faire son apparition en fin de partie. Presque une rotation complète, sans avoir changé de maillot.

"Ces transferts nous permettent d’élever le niveau des joueurs déjà présents. Il y a maintenant une plus grosse concurrence", détaille JLD. "Le club nous met dans les conditions afin de rester en P2." Comprendre : plus personne n’aura sa place garantie, pas même pour l’échauffement.
Ancien pro à Lille
Parmi les transfuges bracqueniérois, on retrouve des profils solides, pour le moins atypiques à cet échelon provincial, ayant fréquenté des écuries hexagonales d’un niveau certain. Jugez plutôt :
- Gourch : de Charleville (formé au Stade de Reims et ex-Paris 13 Atletico)
- Herbin : en provenance de Waziers
- Kitenge : de Saint-Amand (ex-Plouzané et formé au Stade Brestois)
- Lebegue : de Feignies-Aulnoye (ex-Liévin)
- Nahoun : passé par Fâches-Thumesnil
- Rezig : du Pays de Cassel (ex-Wasquehal, avec un passage pro à Lille)
Un casting qui tranche avec les habitudes dominicales de la deuxième provinciale hennuyère, où l’on parle plus souvent de pelouse grasse que de centres de formation professionnels.
Du côté des anciens, la venue de renforts hexagonaux n'est pas perçue d'un mauvais œil. "Il faut leur laisser un peu le temps de s’acclimater. On reparlera vite de mes nouveaux coéquipiers. Ils vont faire mal à beaucoup d’équipes", a assuré Ali Deliboyraz à Sudinfo.

Cela sera-t-il suffisant pour garantir le maintien du Royal Bracquegnies Sport ? Impossible à dire. Une chose est sûre : les Rouge et Bleu sont loin d’avoir abdiqué.
Il reste neuf matchs aux Louviérois pour assurer leur sauvetage. "On verra bien où l’on se situera dans deux mois", conclut l’ex-mentor de Binche et de l’Entité Manageoise.
D’ici là, à la rue de la Bourse, on conjugue le verbe espérer… avec un léger accent ch'ti.
- Illustration : Lille OSC

