Foot féminin : c’est (déjà) le chaos après une journée de championnat

En football féminin, les championnats provinciaux ont repris ce week-end. Malheureusement, trois clubs du Centre font déjà figure de mauvais élèves. L'histoire se répète, saison après saison.

À la mi-août, nous avons appris le forfait général d'Anderlues (P2). Au cours de la semaine dernière, une formation carolo de la même série a également jeté l'éponge. Pourtant promu à l'issue de la saison passée, Jamioulx a choisi de ne pas présenter d'équipe féminine.

"En concertation avec le comité, nous avons pris la décision d’arrêter le projet car les choses ne pouvaient qu’empirer", explique Grégory Dubuisson, entraîneur des Jameloviennes, aux confrères carolorégiens de Sudinfo. "Certaines venaient dans un esprit récréatif, comme si elles prenaient un abonnement dans une salle de sport. Ce n’est pas l’esprit du foot. Clairement, ce sont des problèmes que l’on n’aurait pas eus à gérer avec un groupe d’hommes."

Les mauvais exemples ne s'arrêtent pas là. Entre-temps, d'autres clubs du Centre ont levé le drapeau blanc. À quelques jours de la reprise de la compétition, le RFC Ecaussinnes (P1) a annoncé un forfait général. "On a longtemps hésité (...) Après quatre saisons, un titre de champion et une montée en P1, on doit renoncer au projet pour l’instant", indique Pascal Marquebreucq, président du RFCE, dans La Nouvelle Gazette.

Malgré l'arrivée de l'ambitieux Idir Hamdane en tant qu'entraîneur principal, le club a subi un exode massif de ses joueuses. "Le coach et le coordinateur sportif de la saison passée sont partis pour un autre club. Ils ont emmené 60 à 70 % des filles de l’équipe. Ça nous a mis dans une situation compliquée et on n’a pas réussi à recruter", justifie-t-il. Des propos réfutés par les deux intéressés, à savoir Guillaume Vanham et Giovanni Cornali, par médias interposés.

Des forfaits à Ecaussinnes et Seneffe

Dimanche, c'est Seneffe qui a emboîté le pas. Le groupe d'Étienne Chevalier n'a pas accueilli Frasnes-lez-Gosselies. Le forfait général n'a, heureusement, pas (encore) été déclaré. Rappelons que trois forfaits en match officiel contraignent à un forfait général pour toute la saison. Les filles du FC Snef sont prévenues. Elles ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Comme l'an dernier, à pareille époque, on ne peut que s'insurger contre le laxisme entourant le football féminin. Les responsabilités sont partagées : elles incombent tant à la fédération qu'aux clubs. L'une tolère trop facilement la création d'équipes bancales, les autres se focalisent davantage sur les équipes premières que sur la formation. C'est pourtant là que réside le véritable enjeu du développement du football féminin en Belgique.


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