Avec le Rwanda, Samuel Gueulette rêve de Coupe du Monde

Au printemps 2021, Samuel Gueulette est devenu le premier international de la RAAL, version matricule 94. Depuis, le box-to-box multiplie les sélections avec le Rwanda, son pays natal. Cette semaine, le Loup s'envole avec les Guêpes pour défier la Libye et le Nigéria.

À quelques jours de son départ vers la terre de ses ancêtres, en prélude du déplacement inaugural aux Francs Borains, le Belgo-Rwandais s'est livré à Centre Sports.

Samuel, rembobinons. L'été passé, vous traversiez une avant-saison difficile. Un an plus tard, vous êtes considéré comme un pion majeur de l'échiquier vert et blanc. Comment êtes-vous passé d'une extrême à l'autre ?

L'année dernière, j'ai effectivement connu une préparation compliquée. Néanmoins, cela ne m'a pas perturbé. Je n'ai jamais lâché. J'ai toujours continué de travailler, sans perdre l'espoir de saisir ma chance lorsqu'elle se présenterait. Aujourd'hui, c'est une belle satisfaction de retrouver le monde professionnel.

Gueulette : l'élégance, sur le terrain et en dehors. © RAAL La Louvière

Vous êtes arrivé à la RAAL en 2021, en D2 ACFF. Beaucoup de jeunes issus de clubs professionnels se dirigent vers les divisions inférieures dans l'espoir de retrouver le haut niveau. Une décision risquée, souvent cruelle. Votre cas est finalement rare. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

Quand on recule d'une ou plusieurs divisions, il est parfois difficile de rebondir. Je considère cette arrivée en D1B comme un accomplissement. Elle est la récompense du travail réalisé ces dernières années. Cependant, il ne s'agit pas d'un aboutissement. J'ai seulement atteint le niveau où je voulais être. Un livre s'est fermé, un autre s'est désormais ouvert. À moi de continuer les efforts pour poursuivre sur cette voie.

Venons-en à l'équipe nationale. Vous êtes régulièrement retenu avec le Rwanda. Comment vivez-vous ces expériences internationales avec les Amavubi ?

J'ai été appelé en juin dernier, ce qui ne m'a laissé que peu de repos avant la reprise en club. Ce sont de chouettes expériences. Il y a un bel engouement à l'échelle nationale, d'autant que les résultats sont positifs.

Où se situe le Rwanda actuellement ?

Nous sommes en tête de notre groupe de qualification pour la Coupe du Monde 2026. Le rêve ultime serait de valider notre billet pour le prochain Mondial, mais le chemin est encore long. Il reste six matchs et des confrontations face à des concurrents solides, dont l'Afrique du Sud et le Nigéria. En septembre, nous entamerons les éliminatoires pour la Coupe d'Afrique des Nations par un déplacement en Libye et, dans la foulée, la réception du Nigéria.

Quel genre de joueur est Samuel Gueulette en équipe nationale ?

Le football est différent, tout comme la mise en place. Mon rôle varie par rapport à ce qui m'est demandé à La Louvière. J'ai une vocation plus offensive avec le Rwanda, où le sélectionneur allemand Torsten Spittler me fait tantôt jouer sur le flanc, tantôt en numéro 10. J'applique les consignes demandées, le but étant d'aider le collectif, tout comme je le fais en club.

Samedi, les Loups défient le RAEC Mons (D1 ACFF) en 32e de finale de la Coupe de Belgique. Frédéric Taquin devra se passer de trois éléments majeurs. Outre Samuel Gueulette, deux joueurs supplémentaires sont retenus avec leur sélection nationale et manqueront le derby de ce week-end : Nicolas Fontaine (Madagascar) et Jordi Liongola (Burundi).


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