Pluie de forfaits sur le foot féminin

Après trois journées de championnat, la RAAL Women est en tête de sa série, avec des statistiques folles : quinze roses plantées, zéro but encaissé et... aucun match disputé.

La dernière rencontre officielle des Louves remonte au 20 août dernier, à Netezonen Eindhout, dans le cadre de la Coupe de Belgique. Depuis leur écrasante victoire en terre anversoise (0-10), les filles de Barbara Carlisi attendent le début du championnat de P1.

Un peu plus de trois semaines après le coup d'envoi théorique de la compétition, les Louviéroises n'ont pas encore joué le moindre match.

La saison verte et blanche devait pourtant débuter par un alléchant derby, face à Manage. Faux départ. À l'approche du match, l'équipe dirigée par Etienne Ancart a annoncé un forfait général. "Je sais que certaines filles sont un peu mécontentes, mais c'est la meilleure décision pour tout le monde", a-t-il justifié auprès de la Nouvelle Gazette.

Manage, Lessines, Baudour et les autres

On pensait voir les Louves à l'œuvre contre Lessines, dans leur fief de la Wolves Academy. Pas de chance : la Royale Entente Acren Lessines a déclaré forfait à son tour.

Au milieu de la semaine, La Louvière a obtenu sa troisième victoire consécutive sur tapis vert en apprenant un nouveau forfait : celui de Baudour, cette fois.

Tout cela commence à faire beaucoup.

Impossible de ne pas jeter un regard agacé à l'ACFF qui tolère - chaque année - l'inscription massive d'équipes féminines sans s'assurer de leur viabilité à moyen terme, compose des séries boiteuses et voit les forfaits se multiplier dans chacun des championnats féminins.

Des forfaits parfois douteux

Face au laxisme ambiant, certaines équipes préfèrent même déclarer forfait lorsqu'un adversaire de niveau supérieur se dresse devant elles pour éviter une correction (ndlr : afin de limiter la casse et de ne perdre "que" 0-5).

En plus de l'aspect sportif, la santé et l'aspect physique entrent en jeu.

Que faire lorsque, à l'image de la RAAL, on a commencé sa préparation mi-juillet et qu'on attend de disputer une vraie rencontre depuis plus d'un mois ? Qu'en est-il de l'équité sportive ? Comment éviter de fausser un championnat ?

La fédération s'est-elle posé, ne serait-ce qu'un instant, ces questions ? Elles sont essentielles si la RBFA tient, autant qu'elle le prétend, à promouvoir le football féminin en Belgique.

Il est plus que temps de resserrer la vis.


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