Sébastien Grandjean est devenu le nouveau coach des Francs Borains.
L'entraîneur, qui a notamment dirigé l'Union Royale La Louvière Centre durant la saison 2012-2013, a pris la succession d'Arnauld Mercier voici deux semaines.
Toutefois, l'Ardennais n'a pas pu créer de choc psychologique. Défaite à Dender (2-0) et à Liège (1-0), l'équipe d'un certain Mathias Francotte n'y est pas. Pour preuve, à l'issue du premier tour de Challenger Pro League, le RFB est bon dernier avec la pire attaque de la série.
Interviewé par Télé MB à l'occasion de son retour dans le Hainaut, Grandjean est revenu sur son passage à La Louvière. À l'époque, on s'en rappelle, il avait remplacé Tibor Balog sur le petit banc des Centraux.
Aux bons souvenirs de l'URLC
Problème de trésorerie, présidence controversée de Murat Tacal, absence de licence : le chaos était total au Tivoli, comme souvent à cette époque. Cependant, le natif de Dinant conserve une bonne image des Loups : "À La Louvière, j'ai rencontré des gens extraordinaires", se remémore-t-il.
"Pourtant, il y avait d'énormes problèmes de paiement. La période Tacal était catastrophique. Toutes les promesses n'avaient pas été tenues. Malgré ça, nous étions prêts à jouer le tour final sans être payés. C'est la preuve qu'on vivait bien, qu'on avait un vrai groupe, que le club et les gens accordaient beaucoup d'importance à l'aspect humain."
L'occasion de tenter un drôle de parallèle entre son expérience passée et sa nouvelle écurie. "Je suis sûr qu'on va connaître ça ici. Nous allons être plus forts." Et de remettre sur la table l'aspect financier. "On est dans une structure professionnelle, sous le contrôle de l'Union Belge. Je sais qu'il n'y aura pas de souci à ce niveau-là. On pourra travailler dans la sérénité financière."
À l'heure d'évoquer son meilleur souvenir dans la Cité des Loups, le Luxembourgeois revient sur les deux confrontations face à l'Excelsior Virton.
"Parce que j'avais été coach de Virton mais aussi pour la qualité de ces matchs. Là-bas, on est mené à la mi-temps (1-0) et on l'emporte en retournant le match (1-3). À domicile, je me souviens qu'il y avait beaucoup de monde au stade (ndlr : avec un tifo vert et blanc que les dirigeants unionistes d'alors, prônant un club en bleu et blanc, avaient moyennement apprécié). On avait gagné avec la manière (2-0)."
Il rêve d'un même public pour les Borains
Visiblement, Seb a été marqué par le public louviérois. Ironie de la situation, c'est ce même public que la communauté boraine se plaît à décrier. "La communion avec les supporters était fantastique", insiste-t-il. "J'espère qu'on pourra connaître ça, ici aussi. J'ai vu un stade assez vide lors du dernier match. Ça m'a choqué." Comme quoi, la ferveur hennuyère n'est pas similaire d'une région à l'autre.
Du Centre au Borinage, il n'y a finalement qu'un pas... et le trait d'union s'appelle David Lasaracina. Ca vous étonne ?
- Illustration : l'Avenir
