Face aux Francs Borains, La Louvière a été incapable de se défaire de sa bête noire. En infériorité numérique durant une mi-temps, les Loups sont tombés avec les honneurs. Si ce nouveau revers est amer, il va néanmoins permettre à la meute de rejoindre la D1B à l'issue du championnat. On vous dit pourquoi, en cinq points.
1. La saison boraine est terminée
Vainqueurs du derby à deux reprises, les Verts ont rempli l'objectif de la saison.
Après leur fantastique remontada face à Heist (4-2), les joueurs borains n'avaient qu'un mot à la bouche. Et ce, dès le coup de sifflet final. A peine ont-ils eu le temps de célébrer leur exploit, qu'ils ont aussitôt évoqué la RAAL.
Avec succès, puisque les Borains sont repartis du Tivoli avec les trois unités. Malgré tout, ils termineront la saison en roue libre, fiers de ce dernier accomplissement. Certes, la victoire morale est là. Mais elle va être de courte durée. Vous l'avez compris : pour les protégés de Georges-Louis Bouchez, la saison est terminée. Mentalité.
2. Une nouvelle série commence
Jusqu'à ce 10 mars 2023, les hommes de Frédéric Taquin étaient invaincus à domicile en championnat.
Il fallait, évidemment, que cette série s'arrête un jour. Malheureusement pour l'ego des Loups, elle s'est stoppée contre le pire adversaire qui soit. Qu'à cela ne tienne, ce revers donne l'opportunité de démarrer une nouvelle série, dès le prochain match à la maison.
La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Interprétez cet adage comme bon vous semble.
3. La force des convictions
Après avoir connu un coup de mou entre la fin et le début d'année, les Louviérois se sont remis en question, sans jamais céder à la panique.
La prévisible défaite survenue à la Neuville a donné naissance à une meute nouvelle. Moins crédule, plus mature. Solidaire, aussi. À dix durant une mi-temps contre le RFB, les Louviérois ont fait bloc. Comme jamais.
Fidèle à ses convictions, le club a renouvelé sa confiance envers son entraîneur. Là où les dirigeants d'autres écuries auraient montré les crocs, limogé leur mentor et rafistolé une solution provisoire, les Loups ont démontré que personne n'était au-dessus de l'institution.
La lutte vers la Challenger Pro League, les Centraux ont choisi de la mener ensemble, unis.
C'est dans l'adversité que l'on reconnaît les grands hommes.
4. No one like us, we don't care
Qu'on se le dise, avec toutes les crasses qui tombent sur la tête du club ces dernières semaines (ndlr : sanctions excessives, interdictions de déplacements, attaques gratuites des uns et des autres, jalousie mal placée etc.), voir la RAAL figurer parmi le trio de tête de la Nationale 1 à la fin du championnat, permettrait de fermer bien des clapets à certains envieux.
Et c'est ce qu'il va se passer. On le sait, dans le Centre mieux qu'ailleurs, pour avoir ce qu'on veut, il faut se battre toujours, tout le temps, contre tout le monde.
Traduction : "Personne ne nous aime. On s'en fiche", Millwall Style.
5. De l'enjeu, que diable
Une saison sans enjeu, c'est nul. On l'a vu l'an dernier en D2 ACFF, lorsque la RAAL a été sacrée dès le mois de mars. On l'a également constaté lorsque l'URLC a raflé le titre très tôt, dans l'indifférence la plus totale. Le suspense, c'est bien aussi.
Oui, on ose vous l'écrire ici : la RAAL sera en D1B au coup d'envoi de la saison 2023-2024.
Certifié cent pourcent subjectif.
- Illustration : RAAL La Louvière

Faut arrête de fumer le tapis les Calimero’s