Ivre, il plante un doublé

Être défoncé avant un match, ça arrive... plus souvent qu'on ne le pense.

Marvin Vanbelle a dépassé l'âge du Christ. Cependant, le portier binchois n’est pas dans le secret des dieux lorsqu’il s’agit d’évoquer les addictions présentes dans le football.

"Au cours de ma carrière, je n’ai pas connu énormément de clubs mais j’ai plusieurs anecdotes", s’amuse le futur ex-portier de la RUS Binche.

Avec une carrière bien ficelée dans les divisions inférieures, Vanbelle n’a rien à cacher, rien à se reprocher. Depuis plus de quinze ans, il sillonne les divisions nationales et provinciales avec les clubs du Centre.

S’il reste tant attaché au ballon rond, c’est d’abord par passion. "Je suis incapable de vivre sans football. Depuis que j’ai cinq ans, le sport rythme mon quotidien."

Ce rythme, il est évidemment sportif... mais pas seulement. "À notre niveau, les troisièmes mi-temps sont incontournables. Elles sont parfois un peu trop arrosées mais elles sont surtout représentatives de la complicité et de l’amitié qui unissent un groupe."

Le folklore comme meilleur ennemi

Pour Marvin, comme pour tout bon vivant qui se respecte, certains soirs ont parfois été plus difficiles que d’autres. "Du temps de la RJEB, il m’est arrivé de débarquer complètement guinzé (sic) à l’entraînement", reconnaît-il. Ce soir-là, le folklore local a eu raison du footballeur.

À l’époque, Söner Yurdakul est aux commandes de l’équipe première binchoise.

"Le coach n’est pas un adepte du carnaval. Du coup, il avait planifié une séance un soir de Mardi Gras. J’avais passé la journée à Binche", se souvient Van Belle.

"Malgré mon état, je suis quand même monté sur le terrain avec des confettis dans les cheveux, incapable d’arrêter la moindre frappe ou de me coucher pour un plongeon. Avec du recul, je prends ça avec beaucoup de légèreté mais, sur le moment, c’était assez pénible."

Un joint sur la route du stade

À sa décharge, Marvin Vanbelle n’est pas le seul footballeur amateur dans le cas.

"Quand j’évoluais au RFC Houdinois, lors d’un déplacement, j’ai fait le trajet en voiture avec deux autres coéquipiers. Sur la route, ils ont allumé un joint", raconte-t-il.

Il poursuit : "Je ne fume pas, je n’ai donc pas tiré sur le pétard… mais les vapeurs respirées en chemin me sont montées à la tête. Sur la pelouse, je me sentais complètement défoncé. Je n’imagine même pas l’état de mes deux compères."

À l’inverse, certains échos de vestiaires forcent le sourire. "Toujours chez les Spirous, avant un match, l’un de mes collègues était complètement torché. On aurait pu imaginer que l’alcool lui aurait joué un vilain tour."

Que nenni. "Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce jour-là, il a inscrit un doublé. Comme quoi, tout peut arriver."

Avec modération, tout de même.


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