Le nouveau souffle de Yurdakul

Manage a officialisé le nom de son nouvel entraîneur. À l'issue de la saison, c'est Söner Yurdakul qui succèdera à Michel Errico à la tête des Verriers. L'ancien mentor de l'Entente Binchoise, de La Louvière Centre ou encore de l'Olympic reprend du service après quatre années passées loin des terrains. Une décision surprenante.

Pour sa première interview en tant que futur coach de l'Entité Manageoise, Söner Yurdakul s'est confié à nos confrères de Sudinfo. Une entrevue sans doute prématurée, tant les contours de la saison future semblent lointains. "Je suis seulement allé voir Manage quatre fois en match", reconnaît-il d'ailleurs, avec toute la modestie qui le caractérise.

Depuis sa chaotique fin d'exercice chez les Dogues en 2019 (ndlr : où le club a sportivement basculé en D3 ACFF), le Louviérois s'est éloigné du football.

Il faut dire qu'à la Neuville, le coach en a pris pour son grade. Dans un club malade, l'ambiance a souvent été tendue entre l'entraîneur et les supporters. Jusqu'au point de rupture, au bout d'un championnat émaillé de diverses péripéties.

Le football ne lui a pas manqué

À plusieurs reprises, Yurdakul a répété que le ballon rond ne lui manquait pas. Souvent appelé à jouer les pompiers de service, comme il a pu le faire en 2016 à l'URLC, l'entraîneur a affirmé plus d'une fois qu'il refuserait de s'impliquer dans un projet qui ne lui colle pas à la peau.

Serait-ce au Scailmont qu'il s'épanouira à nouveau ? Possible. "Un projet, ça ne doit pas concerner que l’équipe première mais aussi et avant tout l’école des jeunes, qui doit disposer d’infrastructures dignes de ce nom. Ces clubs-là ne sont pas légion. Et si je reprends une équipe, ce sera pour prendre du plaisir mais que mes joueurs en prennent aussi avec moi", a-t-il expliqué à La Nouvelle Gazette, deux ans plus tôt.

Succès lointains, échecs récents

Il persiste une crainte, sans doute la plus aléatoire : les résultats sportifs. Si l'on excepte ses excellents résultats avec la RJEB il y a une décennie et une participation au tour final acquise avec l'Olympic Charleroi, les dernières expériences du Belgo-Turc n'ont pas respiré la sérénité, que ce soit chez les Loups, comme chez les Dogues.

En neuf matchs dirigés sur le petit banc louviérois, Söner Yurdakl n'a connu qu'une seule victoire pour six défaites et deux partages. Sur la touche carolorégienne, lors de sa seconde saison dans la peau du T1, sa formation s'est inclinée à 16 reprises, pour neuf partages et cinq succès, à peine.

Ce dont a besoin le citoyen du Centre, pour performer à son meilleur niveau, c'est de sérénité et d'un encadrement qui lui correspond.

De retour sur ses terres, où il est estimé pour son passé sportif, où le terme "Louviérois" n'est pas une insulte, dans l'un des clubs les plus stables de la région, l'homme a toutes les cartes en main pour réussir. Et retrouver la magie de la décennie passée.

Ceci dit, succéder à Errico ne sera pas une mince affaire.


Illustration : RAAL La Louvière

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