Rencontre avec David Deman (ex-RAFC), le plus Anversois des Levallois

Quelle coïncidence remontant à la nuit des temps ! En 1989, alors que Frédéric Tilmant s’apprête à rejoindre le KV Courtrai après avoir empilé les buts avec la RUS Binchoise, un autre citoyen levallois, David Deman, ne cesse de se distinguer sous le maillot du RAEC Mons, au point de taper dans l’œil des dirigeants du Great Old.

Une seule pige dans la Métropole mais dont il n’a gardé qu’une foultitude de bons souvenirs : “J’allais avoir vingt ans et j’étais encore aux études à Bruxelles (ndlr : un graduat en comptabilité à l’Institut Cooremans), où je kotais. Le contexte était donc idéal pour me rendre plus facilement Deurne, en covoiturage avec Bertrand Roosen, qui allait rejoindre la RAAL la saison d’après. C’était l’époque où les piquets de but étaient encore carrés au Bosuil et où l’Antwerp participait à un championnat européen entre formations U23”, se remémore-t-il.

Face à Dennis Bergkamp

“Le temps d’un match, je me suis ainsi retrouvé face à Dennis Bergkamp (ndlr : né comme lui en 1969). Avec l’équipe réserve, j’ai pris énormément de plaisir d’évoluer aux côtés de Czernia, qui n’était pas toujours dans les bonnes grâces du T1, Dimitri Davidovic. Malgré cet ostracisme, Alex se livrait à fond, un état d’esprit qui n'était pas forcément celui de Quaranta. Raphaël considérait plutôt comme une punition que de devoir prester avec des jeunots comme moi et d’autres. Au-delà du terrain, j’ai fortement apprécié l’accueil chaleureux qui me fut réservé là-bas. On s’efforçait de me parler en français. Au fil des mois, je me suis exprimé dans la langue de Vondel, une question de respect tout simplement.”

David Deman, au milieu, accompagné d'un certain Frédéric Tilmant. © D.R.

Pour la petite histoire, Chiara, sa fille, est aujourd’hui accaparée par ses obligations professionnelles. Toutefois, dans un passé récent, elle a contribué à l’essor des Louves, faisant de la Wolves Academy, sa seconde résidence. “Bon sang ne pouvait mentir”, glisse alors ironiquement le paternel, lui qui n’a pas encore eu l’occasion de franchir les grilles de l’Easi Arena. Il a cependant tenu à préfacer la rencontre opposant Louviérois et Anversois.

"Perturber les plans des mieux nantis"

“L’Antwerp ne possède plus les mêmes atouts, ceux qui lui permirent d’être champion en 2023 mais il peut battre n’importe qui. La preuve, récemment, face à Saint-Trond”, constate-t-il. “Quant à La Louvière, elle fait le maximum, avec le budget restreint qui est le sien. Ce qui ne l’empêche pas de perturber les plans de mieux nantis qu’elle. Les Loups songent surtout à ne pas perdre et craignent donc de se découvrir. Je reste pourtant persuadé que la meilleure défense, c’est l’attaque.”


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