« On constate un regain d’intérêt des jeunes pour le jeu d’échecs »

Sport cérébral, mais sport quand même !

À Binche, dans les locaux de l'ancienne maison communale de Waudrez, une petite vingtaine de membres rendent ses lettres de noblesse au jeu d'échecs.

Philippe De Brouwer, président du Cercle d'Echecs de la Renaissance Binchoise (CERB), évoque le renouveau d'une pratique mal connue, rangée - à tort - dans une case élitiste, voire vieillissante.

Philippe, le jeu d'échecs est un sport peu commun. Votre club, qui a vu le jour en 2002, traverse les âges. Comment percevez-vous l'évolution de cette pratique ?

Les échecs ont connu, durant une vingtaine d’années, un désintérêt de la jeunesse. Ils ont longtemps traîné l’étiquette de sport de vieux. Néanmoins, ces cinq dernières années - et surtout depuis la sortie du Covid - on constate un regain d'intérêt des jeunes pour les échecs. Pour preuve, plusieurs de nos jeunes membres participent à des tournois comme les Interclubs nationaux (ICN). En 2023, l'un d'eux a glané un prix au Tournoi international du Pays de Charleroi (TIPC). Ce dernier a, d'ailleurs, de bons résultats en ICN.

Comment vous y prenez-vous pour sensibiliser la jeunesse à cette discipline, qui mérite une plus grande médiatisation ?

Nous faisons connaître le noble jeu, comme on l'appelle, à travers différentes activités. Cela passe par les traditionnels stages durant les vacances scolaires, à la présence du CERB à toute une série d'événements. En septembre dernier, par exemple, nous occupions un stand au parc communal de Binche, lors des Fêtes de Septembre. À Binche toujours, à l'occasion d’une organisation du comité des parents de l’école du Sacré-Cœur, nous organisions une initiation aux échecs.

En 2023, Sébastien a raflé un titre au Tournoi international de Charleroi.

Quelle place occupe Binche dans le monde des échecs ?

Au niveau des Interclubs, nous jouons en Division 4D, dans un championnat qui totalise cinq divisions. Les Interclubs ont une structure pyramidale. Ils comptent une D1, deux D2, quatre D3, huit D4 et 12 à 14 D5. Chaque division compte douze équipes. Une équipe se compose de 8 à 4 joueurs suivant les divisions. Cela représente 350 équipes et plus de 2 000 joueurs qui s'affrontent en championnat. Quant à Binche, en faisant une comparaison avec le football, disons que notre club évolue entre la D3 ACFF et la P1.

Un message à adresser à d'éventuels curieux ?

J’invite toutes les personnes à venir dans notre club pour découvrir le jeu d’échecs dans un cadre convivial et une ambiance familiale. La pratique des échecs permet d’acquérir une logique de réflexion pour les plus jeunes et de continuer à stimuler son cerveau pour les plus anciens. On pense parfois qu'il est trop tard pour s'y mettre. Rassurez-vous : il n’y a pas de limite d’âge pour apprendre le jeu d'échecs.

Le Cercle d'Echecs de la Renaissance Binchoise à l'œuvre dans ses locaux à Waudrez.

Quelle différence entre un club et les échecs sur Internet ?

Venir dans un club permet les contacts humains. La personne évolue à son propre rythme et acquiert les bases théoriques indispensables, tout en recevant des conseils. Les premières séances au club, qui s'apparentent à de la découverte, sont gratuites. Au CERB, nous avons instauré une cotisation annuelle particulièrement démocratique. Nous jouons les premiers, troisièmes et cinquièmes vendredis du mois (à 19h30) au premier étage de l’ancienne maison communale de Waudrez.

En résumé, rien ne coûte d'essayer. Plus d'informations auprès de Philippe De Brouwer (+32 497 16 46 28) et Christian Lombard (+32 64 26 14 39), ainsi que par courriel à binche.renaissance@skynet.be.


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