La folle année du bodybuilder Maxime Delmotte, champion d’Europe et du Monde

Quelle année pour Maxime Delmotte ! Après avoir décroché un premier titre de Champion d'Europe au printemps, le bodybuilder s'est forgé un succès mondial cet automne. En moins de six mois, le Triviérois a tout raflé.

À Trivières, le nom de Delmotte fait inévitablement écho au monde du football. De Willy à Noa, en passant par Max, les trois hommes ont fait (et font encore) l'histoire du CO Trivières. Pourtant, ces derniers jours, ce n'est pas avec les Cots que l'un d'entre eux s'est distingué, mais bien à titre personnel, dans un tout autre univers.

Deux titres en moins de six mois

Sacré champion d'Europe de bodybuilding dans le courant du mois de juin, Maxime Delmotte disputait cette fois les Championnats du Monde de la World Physics Federation (WPF), qui se tenaient à l'hôtel Van der Valk de Nivelles, dans la catégorie amateur Men's Physic Muscular.

Après avoir longtemps lorgné la première place lors des précédentes épreuves, où il a notamment terminé à la deuxième place à deux reprises, le Louviérois a enfin vu ses efforts récompensés. Le 11 novembre, cette imposante carrure est ainsi devenue Mister Univers WPF.

"C'est une véritable récompense pour tous les sacrifices que j'ai effectués", explique-t-il dans les colonnes de la DH. "Pour être compétitif dans ce sport, il faut faire énormément d'efforts, accepter de se soumettre à des régimes très stricts. Surtout à l'aube d'une compétition. La vie privée en prend un coup, de même que la vie sociale."

Le quotidien de Maxime Delmotte est rythmé par la discipline. Il enchaîne non seulement les entraînements, mais aussi les repas. Invité sur le plateau de C Sports après sa victoire européenne, il expliquait en juin dernier "manger six à sept fois par jour, toutes les deux à trois heures" pour soigner la prise de masse, tout en fréquentant la salle de musculation six fois par semaine.

Partagé entre le cimetière et la salle

Le comble ? Maxime pratique cette discipline à titre amateur. "Dans la vie de tous les jours, je suis fossoyeur au cimetière de Trivières", rappelle-t-il. "C'est un métier qui peut parfois être lourd en termes de charges physiques. Malgré cela, il faut être capable de s'entraîner chaque jour, après ses heures de travail. Ce sport demande aussi une grosse rigueur mentale. C'est le prix à payer pour atteindre ses objectifs."

À 43 ans, après une décennie intense pour le corps et l'esprit ainsi qu'avec deux trophées majeurs décrochés cette année, l'homme donne l'impression d'avoir accompli ses rêves... même s'il n'est pas impossible de le voir s'illustrer dans d'autres catégories à l'avenir.

Après tout, l'appétit vient en mangeant. "Même si, en période de sèche, il n'y a rien d'agréable d'avaler des brocolis à chaque repas, six fois par jour", termine-t-il avec le sourire.


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