Il y a quelques jours, les terrains de notre bon vieux football provincial ont été le théâtre de nouvelles scènes de violence.
Note : cet article a été rédigé avant les nouveaux tristes incidents de ce dimanche 10 septembre, entre Couillet et Snef B.
Après Ronquières la saison passée, Gozée et Roux les week-ends précédents, d'autres incidents ont émaillé un match de quatrième provinciale entre Carnières et Couillet. Dans la série, il s'agit du troisième match arrêté en trois semaines pour des faits similaires.
Quand ce ne sont pas les rencontres de divisions nationales qui sont entachées de faits de hooliganisme, ce sont nos terrains les plus champêtres qui se transforment en zone de non-droit.
Le dimanche 3 septembre 2023, l'équipe B du RFC Carnières et le RACS Couillet ont fait couler beaucoup d'encre. Au terme d'une partie déjà rugueuse, où provocations et noms d'oiseaux ont fusé, une bagarre a éclaté entre joueurs des deux camps.
Frappé en séparant des joueurs
L'un d'entre eux, frappé à plusieurs reprises en tentant d'apaiser les tensions, a perdu connaissance au beau milieu du terrain. C'est l'arbitre de la partie, pompier dans la vie de tous les jours, qui a prodigué les premiers secours. Dans la foulée, l'ambulance est arrivée, au même titre que la police afin d'éviter de nouveaux débordements.
Stéphane Franckx, le joueur emmené à l'hôpital, souffre d'une commotion et de contusions. "C'est triste d'en arriver là, peu importe le niveau", a commenté Giuseppe Deligio, entraîneur du RFCC à l'Avenir.
"En P4 (ndlr : dernier échelon sportif belge, faut-il le rappeler), nous sommes d’abord là pour nous amuser (...) Actuellement, nous nous demandons si nous nous déplacerons là-bas au match retour." D'autant que les incidents sont survenus alors que les Carolos menaient largement au score.
Faux prétextes et mauvaises excuses
Dans les rangs de Couillet, on rétorque que les insultes provenaient des supporters locaux. Carnières aurait également "fait rentrer un joueur pour foutre la merde", comme le mentionne texto Mikail Bekyurek, président-joueur couilletois, à la Nouvelle Gazette.
Toujours est-il que, d'une manière générale, ces faux prétextes et mauvaises excuses ne méritent pas d'exister. Au contraire, ils ternissent un peu plus un sport déjà stigmatisé par de trop nombreux précédents.
Et si, sur Centre Sports, on défend un football populaire et folklorique (où les fumigènes et les chants, même les moins conformistes, font partie de ce paysage), on commence sacrément à en avoir marre de ces scènes de violence, à tous les niveaux.
Rien ne justifie une pêche dans la poire : ni une décision arbitrale, ni une quelconque provocation. Notre monde n'a rien à y gagner. Le sport non plus. De plus, ce sont les clubs qui paient les pots cassés de ces absurdes comportements.
Si certains veulent s'envoyer des tartes, qu'ils se mettent à la pâtisserie... ou qu'ils s'initient à la boxe, au MMA ou au taekwondo. On se fera un plaisir de parler de la prestation de nouveaux talents locaux dans notre média.
En attendant, cessez le combat.
- Illustration : Pixabay
