La fin d’un cycle ou le début de la fin

Sans surprise, au terme d'une saison aussi insipide qu'un Apéro Confetti sans alcool, Le Roeulx a basculé en P2. Cette fois, le ressort semble cassé. Définitivement ?

Dans le microcosme du football provincial, l'Athlétic Club Le Roeulx a toujours fasciné : tantôt pour les frasques légères de son mythique entraîneur, tantôt pour ses histoires sulfureuses, à base de sexe, whisky et autres flirts mafieux.

Aujourd'hui, il n'y a plus rien de tout cela.

Pierro Rizzo, l'emblématique mentor, a quitté le navire. Quant aux pernicieux récits d'autrefois, ils sont enfouis dans de sombres grimoires, dont les pages jaunies sont désormais rongées par les rats.

"Au Roeulx, il n'y a pas d'entraîneur adjoint : il y a le T1... et tais-toi"

Dernier capitaine à bord, Rizzo a longtemps mené une barque qu'il a vu prendre l'eau, de toutes parts. Du terrain aux vestiaires, de la buvette au comptoir.

L'homme, devenu multi-tâches par la force des choses, s'est lassé. Seul, ou presque. "Dans ces conditions d'organisation, ce n'est pas mal d'avoir tenu une dizaine d'année en P1", a-t-il justement résumé à la DH.

Là où certaines formations de l'élite provinciale prônent une approche professionnelle du ballon rond, les Rhodiens ont toujours fait exception à la règle.

Avec les moyens du bord

Cette année a atteint son paroxysme : avec un horaire d'entraînement restreint (pour diminuer la facture énergétique), un groupe limité en qualité et en quantité, des corrections subies chaque week-end et l'absence de gardien remplaçant, l'écho de la relégation résonnait, dès l'entame du championnat, comme une évidence.

Là où d'autres clubs parviennent à se servir d'un échec comme d'un tremplin, il est difficile - en l'état actuel - d'imaginer pareille issue pour le fief de Saint-Feuillien. La descente actée laisse maintenant place à un exode massif.

Se pose aussi la question de la succession du coach. Il ne suffit pas de nommer le chef d'orchestre. Il s'agit de savoir s'il existe encore des décisionnaires capables de faire tourner l'AC Le Roeulx à moyen terme.

Les Rhodiens peuvent se targuer de jouer dans l'une des plus belles infrastructures de la première provinciale, force est de constater que sans un réel soutien communal, ni l'envie profonde de mener un projet à bout de bras, c'est déjà la P3 qui prend le pas.


Laisser un commentaire