Avec l'arrivée des beaux jours, c'est l'un des moments les plus attendus, si ce n'est le plus attendu, de la saison. Le printemps, sans les verdicts de la Commission des Licences, n'est pas vraiment le printemps.
Mercredi, la Royal Belgian Football Association a rendu public l'avis de la Commission des Licences pour les écuries des trois premières divisions nationales.
Parmi les concernés régionaux, on retrouve les deux entités footballistiques louviéroises : la RAAL en N1 et l'URLC en D2 ACFF.
Sans surprise, comme annoncé le mois dernier, La Louvière a décroché son billet extrasportif pour la D1B, l'antichambre de l'élite.
Il reste à la meute de Frédéric Taquin de décrocher son billet sur le terrain, en se classant parmi le trio de tête du championnat. En cas de montée, les Loups retrouveraient le football professionnel après 17 ans de purgatoire. Un bail.
Pas de licence pour La Louvière Centre
Pour La Louvière Centre, la décision est négative. Si le club unioniste peut encore envisager une montée à l'échelon supérieur sur le terrain, la donne est moins réjouissante administrativement. Le matricule 213 a vu sa demande recalée. Pire, en l'état actuel, les Haine-Saint-Pierrois commenceraient la saison 2023-2024, en D2 ACFF, avec une pénalité de trois points.
"Vu la complexité du dossier et le rapport rendu, il ne reste plus que trois éléments à éclaircir", a commenté la direction de l'Union Royale La Louvière Centre. "Le club se dit en possession de ces derniers et est prêt à y répondre devant la CBAS."
Borains et Dogues recalés
Quand on s'éloigne du Centre, on aperçoit que les Francs Borains et l'Olympic Charleroi, les deux principaux concurrents de la RAAL à la montée en Challenger Pro League, n'ont pas obtenu leur sésame pour le football professionnel.
Si la direction du RFB s'est montrée rassurante dans un communiqué (ndlr : même si l’on retrouve plusieurs plans d’apurements auprès de l’ONSS, du précompte professionnel et de la TVA qui pourraient s’apparenter à des problèmes de trésorerie), le dossier de l'Olympic paraît plus trouble.
Au point de voir les Dogues, actuellement 5e de N1, relégués administrativement en D2 ACFF avec un déficit de trois unités, dès le prochain exercice.
Il ressort de la licence carolorégienne plusieurs retards de paiements (salaires et précompte professionnel, entre autres), des dettes fédérales, ainsi que plusieurs pièces manquantes. Le dossier du stade est également pointé du doigt par la fédération, l'accord pour l'utilisation du Mambourg ne couvrant pas toute la saison.
Les réseaux sociaux, quant à eux, s'enflamment devant ces documents publics, permettant souvent de remettre l'église au milieu du village ; entre une réalité rosée décrite par certains clubs et une vérité charbon traduite par les instances.
Une fois l'euphorie de ces verdicts passée, il reste l'étape des appels, contre-appels et autres passages devant la justice. Des démarches coûteuses pour les institutions, souvent inutiles mais toujours rocambolesques.
On reste à l'affût, promis.
- Illustration : RAAL La Louvière
