Pour les écuries de D2 ACFF, il est l'heure d'introduire la demande de licence.
Sur les 18 équipes engagées dans la division, seuls deux clubs se sont officiellement manifestés pour obtenir le précieux sésame : Namur (3e) et Tubize (4e).
Du côté des Centraux, l'incertitude règne. Binche dit y réfléchir, tandis que les aléas survenus à La Louvière Centre remettent en question les ambitions murmurées il y a quelques semaines encore. "Les dirigeants doivent se poser les bonnes questions et repréciser leurs objectifs quant à une éventuelle montée", avait d'ailleurs commenté Bernard Gaspard, peu de temps après sa démission, à nos confrères de la DH.
Ca coince pour le stade Vachaudez
Chez les Binchois, ce sont surtout les infrastructures qui inquiètent. Dans sa configuration actuelle, le stade Aimé Vachaudez ne peut accueillir de rencontres en soirée. Quant aux matchs à risque, on l'a vu par le passé lors de RUS Binche - RAEC Mons, ils complexifient l'organisation de telles affiches. "Tout doit être doublé : deux entrées, deux tribunes, deux buvettes et deux sanitaires", détaille Laurent Vanduille, responsable de la communication des Lions, à La Nouvelle Gazette. "On doit pouvoir répondre aux exigences de la police aussi."
Si le pouvoir politique binchois soutient activement son club, rien ne garantit cependant qu'il puisse répondre aux exigences de la Nationale 1 dans un délai aussi serré. "Il ne faut pas se brûler les ailes en se montrant trop ambitieux", ajoute Vanduille.
Aucun enjeu sportif
La question de l'ambition doit-elle seulement se poser lorsqu'une aussi belle opportunité se présente ? Qu'on se le dise, la deuxième division de l'ACFF reste une drôle de série qui, sur le long terme, représente un mouroir. Sans enjeu sportif (ndlr : Warnant, Verlaine ou encore Meux, pourtant idéalement classés, se contentent de jouer pour le plaisir, refusant la licence et la montée), sans véritable derby pour les formations du Hainaut, il n'y a aucun intérêt à s'éterniser dans l'antichambre.
Quant à la possibilité de reporter ses rêves de montée d'un an, rappelons simplement que pour s'extirper sportivement de la D2 ACFF sans être champion, c'est un parcours du combattant, passant notamment par un interminable tour final à l'issue incertaine.
Une telle occasion ne se représentera pas deux fois pour les Binchois.
- Illustration : Maud l'Olivier
