Pour la finesse, on repassera.
Depuis lundi, le coup de gueule de Pierrot Rizzo enflamme les réseaux sociaux. Diffusés sur Antenne Centre Sports, les propos de l’actuel entraîneur de Snef sont durs, sans être excessifs. Au mieux, ils amusent. Au pire, ils dérangent. Dans les deux cas, ils illustrent une énième aberration sportive.
"C’est la force de la Belgique. Aujourd’hui, c’est blanc. Le lendemain, c’est vert. Puis, c’est rouge. On est des marionnettes. Que ce soit dans le civil ou dans le sport, on est à côté de la plaque. Au lieu de simplifier, on complique les choses (...) Je crois qu’on est les rois des clowns", a lâché le mentor seneffois.
Mais pourquoi le bien-aimé jardinier du Tivoli s’est-il emporté après la défaite des siens face à Ransart (2-5) ?
Nouvel épisode du Rizzo Show
D’abord, parce que Rizzo est un habitué des sorties médiatiques lunaires, voire stratosphériques. À vrai dire, il prend un malin plaisir à mettre le doigt là où ça fait mal et à enfoncer des portes ouvertes. Dans le Centre, ses interventions intergalactiques portent même un nom : le Rizzo Show.
Ensuite, parce qu’évoluant aujourd’hui en première provinciale, Seneffe risque de basculer à l’échelon inférieur. Le match de la peur face aux Carolos, eux aussi en difficulté, s’est soldé par une douloureuse déconvenue. À la pause, les Verts étaient déjà menés de trois buts. Ce revers, s’il ne condamne pas encore mathématiquement les Centraux à la P2, sent tout de même la culbute.
De trois à quatre équipes reléguées
Enfin, il y a quelques jours, l’ACFF a annoncé l’application de nouvelles règles en P1 dès cette saison. Suite aux forfaits généraux de Beloeil et Perwez en D3 ACFF, un relégué supplémentaire passera de première en deuxième provinciale. Concrètement, le nombre d’équipes descendantes passe de trois à quatre.

Et encore, c’est dans le meilleur des cas. "Car il existe un scénario catastrophe où il pourrait y avoir cinq descendants directs en P2, si un club hennuyer supplémentaire de D3 ACFF venait à chuter", écrit Sudinfo.
D’où la grogne des clubs hennuyers engagés dans la lutte pour le maintien, à commencer par le FC Snef de Pierrot Rizzo. Tout ça à cause d’un "clown qui n’a plus envie de jouer en D3", pour reprendre les mots du coach, et qui décide de reprendre du service l’année prochaine. "Mais foutez ça en P4. Foutez la paix à tout le monde", s’insurge Pierrot-le-Coach.
Union sacrée
La semaine passée, les formations d’Houdeng, Jemappes, Ransart, Saint-Symphorien et Snef ont décidé d’unir leurs forces pour introduire une plainte à la fédération. Les cinq pensionnaires de l’élite provinciale – issus des régions du Centre, de Charleroi et de Mons-Borinage – font front commun contre cette modification du règlement.
L’union fait la... farce. On est en Belgique, après tout.
- Illustration : Antenne Centre Télévision
