Après Eden Hazard à Lille, un autre Brainois s’illustre en Ligue 1

Originaire du Centre, il brille chez les Verts... mais pas ceux de La Louvière.

Cet été, Lucas Stassin est devenu le plus gros transfert de l'histoire de l'AS Saint-Étienne. Formé au RSC Anderlecht dès l'âge de 9 ans, le gamin qui a tapé ses premiers ballons au Stade Brainois a lancé sa carrière professionnelle il y a trois ans, du côté du RSCA Futures.

Depuis, l'attaquant s'est distingué. D'abord en se montrant décisif avec Anderlecht (quinze buts et trois passes décisives en 2022-2023), puis en faisant preuve de régularité à la suite de son transfert à Westerlo (neuf buts et trois passes décisives en 2023-2024).

Aujourd'hui, entre son début de saison au Kuipje et son arrivée à Geoffroy-Guichard, le natif de Braine-le-Comte a presque égalé ses statistiques du défunt championnat. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 26 matchs disputés, il a inscrit six buts et délivré huit passes décisives. Mais qui est cet enfant de la région qui brille dans l'Hexagone ?

Lucas n'est autre que... le fils de Stéphane Stassin, un nom bien connu du RSCA. "C'est un joueur intelligent dans le jeu, mais aussi dans la vie", relève l'illustre David Steegen à propos du rejeton de la famille. "Il faut le tenir à l'œil", enchaîne Stéphane Pauwels sur TOF Sport. "C'est un petit gars de chez nous, bien dans sa tête, avec un bon physique. C'est un finisseur, avec de vraies qualités de numéro neuf."

Il s'est révélé à Westerlo

À l'aise avec l'équipe U23 de la capitale, l'offensif se sait bloqué aux portes de l'équipe première. Pour continuer de s'épanouir, il doit quitter Bruxelles. Il met le cap sur la Campine, où la belle histoire se poursuit.

"Malgré une blessure importante et trois mois d'absence, Lucas a figuré dans le Top 3 des buteurs en ratio temps de jeu/buts parmi les quinze meilleurs buteurs du championnat", détaille son papa, interviewé par le média stéphanois Poteaux Carrés. "Il a fait une saison entière à Westerlo, où il a su tirer son épingle du jeu dans le contexte difficile d'une équipe qui joue le maintien."

Au mercato estival, la famille Stassin reçoit plusieurs propositions venues d'Angleterre, de France et d'Italie. Quand l'international espoir ne balaie pas les offres, ce sont les dirigeants du KVC qui refusent des enchères jugées trop faibles. Jusqu'à ce que Saint-Étienne s'invite à la table des négociations.

Promus en Ligue 2, les Foréziens jettent leur dévolu sur la pépite belge, conscients du potentiel du jeune buteur. Après de longues discussions, Westerlo accepte finalement de céder sa pièce maîtresse pour un peu plus de dix millions d'euros. "C'est une étape fantastique pour lui et c'est aussi bon pour le club. On ne peut pas refuser cela au garçon", a réagi l'entraîneur limbourgeois Timmy Simons à l'officialisation de son départ.

Un transfert jugé trop onéreux

Avec l'étiquette d'un transfert onéreux collée sur le dos, certains suiveurs du championnat français s'interrogent sur la dernière recrue stéphanoise. "Dix briques ?", s'étonne le journaliste Romain Molina dans une vidéo YouTube consacrée aux Verts. "Il a des qualités, je ne dis pas l'inverse, il est jeune... mais dix millions, ce n'est pas son prix."

Sur les réseaux, le compte Footidien n'a pas été tendre à l'égard de l'ancien du Sans Fond. En cause ? Une vidéo diffusée par Anderlecht, lorsqu'il évoluait encore en équipe de jeunes.

"Le problème, c'est qu'il est bien connu pour une vidéo qui a fait le tour du monde. À 20 ans, il est déjà condamné à passer sa carrière avec l'image d'un type qui a la grosse tête", détaille le média sur TikTok. "Il n'a rien fait de mal... mais aux yeux de beaucoup de personnes, le simple fait d'avoir eu un micro sur lui et d'avoir dit, à plusieurs reprises tu me connais afou, c'est déjà trop. À cause de cette vidéo, il suffit juste d'une petite faille dans son jeu et il se fait allumer."

Pourtant, le cliché du fils prétentieux n'est pas celui qui décrit le mieux le jeune homme. Ses sorties médiatiques sont brèves et posées. À la suite d'une intronisation discrète, le Brainois a pris ses marques, offert des assists et débloqué son compteur buts au coeur d'un championnat difficile, où son équipe est engagée dans la lutte pour le maintien. "Après des premières semaines compliquées, je me suis adapté. Je me sens de mieux en mieux dans le groupe", a-t-il déclaré en conférence de presse.

Il n'est certainement pas le roi de la punchline. Qu'importe. Ses meilleures répliques, il les sort sur les terrains. Ce week-end encore, face à Nice, le Belge a fait parler la poudre malgré le revers des siens (1-3). Il n'est pas exagéré d'écrire que les Stéphanois l'adorent.


Laisser un commentaire