À l’aube d’une nouvelle ère, le Futsal Morlanwelz a initié sa révolution

Seize ans après sa victoire en Coupe de Belgique de futsal, le BSEP Morlanwelz se reconstruit aujourd’hui en troisième division.

Quand on évoque Morlanwelz, on pense aux ruines du château de Mariemont, à l’ITM (qu’au moins un de tes potes a fréquenté dans sa jeunesse), au lieu de naissance d’Elio Di Rupo, à ces rues et cafés à l’accent sicilien. Et au futsal, bien sûr. Il faut dire que dans un passé encore récent, c’est à travers cette discipline que la modeste commune de 19 000 habitants s’est forgée une réputation aux yeux de la Belgique.

Durant des années, le Futsal Morlanwelz a joué les premiers rôles en D1, luttant - vainement, hélas - pour les lauriers, tentant d’arracher la couronne aux Carolos d’Action 21. Finalement, après un dur labeur, ce n’est qu’en 2009 que les Normaliens ont été récompensés de leurs efforts, s’offrant une victoire en finale de la Coupe de Belgique face à… Anvers.

Morlanwelz en première division : une autre époque. © RTBF

Aujourd’hui éloigné de sa gloire passée, le BSEP Futsal Morlanwelz se reconstruit. En troisième division, loin du strass et des paillettes d’antan.

Entre 2023 et 2024, les Morlanwelziens sont passés d’un potentiel retour au sein de l’élite à une sévère culbute à l’échelon interprovincial, l’équivalent de la D3. Pourtant, quand on s'appelle Futsal Morlanwelz, on se doit d'être ambitieux, qu’importe l’échelon. À peine reléguées, les troupes d’Abdou Dendane trustent la première place. Si bien qu’en ce début d’année, on se remet à espérer un futur doré.

Abdou Dendane : "Au moins monter en D2"

"On travaille dur pour gagner chaque match", rappelle Dendane, l’enfant du club, de retour sur la terre de ses exploits comme entraîneur-joueur pour un projet à long terme. "De par son histoire, son infrastructure, son organisation, Morlanwelz doit jouer plus haut. On va faire le nécessaire pour, au moins, monter en D2."

Si tous les rêves sont permis, certains semblent encore démesurés. "Sans un solide partenaire financier, il est inenvisageable de monter en D1", estime Angelo Barba auprès d'Antenne Centre Télévision. Il lance un appel du pied à d'éventuels partenaires, comme le groupe Wanty. "On a l'infrastructure pour rejoindre l'élite, mais il faut des budgets et une organisation plus professionnelle."

Ces propos fermes, liés à la réalité économique difficile pour un sport encore trop peu médiatisé, n’enlèvent rien aux ambitions de l'homme fort du BSEP. Au printemps dernier, avec l’annonce de l'arrêt du Red Star Chievo La Louvière (évoluant en D1 à la Ligue), Barba a initié un solide rapprochement. À présent, le RSC La Louvière joue sous l’appellation Megap Morlanwelz, en noir et blanc, dans la salle Lucien Walravens. De nombreuses synergies existent désormais entre les deux entités.

"Ce n’est pas une absorption, ni une fusion, mais une ouverture fraternelle", commente le chairman morlanwelzien à la Ligue francophone de Football en Salle (LFFS). "Le but est de s’entraider entre personnes venant de deux entourages différents mais qui s’apprécient mutuellement (…) les joueurs peuvent naviguer d’une structure à l’autre, ce qui permet également d’aguerrir nos U21 au contact d’une compétition d’adultes."

De quoi préparer l’avenir sereinement, à l’heure où le futsal belge s’apprête à vivre l’une des plus grandes réformes de son histoire. En effet, au coup d’envoi de l’exercice 2025-2026, les deux ailes actuelles du football en salle en Belgique, séparées entre Fédération et Ligue, n’en formeront plus qu’une seule.

Angelo Barba : "Initier le renouveau du futsal dans la région du Centre"

Du côté de la salle Walravens, on a très tôt considéré cette réunification comme une opportunité. L’été dernier, le président Barba abondait en ce sens : "On crée quelque chose de solide. On souhaite initier le renouveau du futsal dans la région du Centre", a-t-il indiqué dans les colonnes de La Nouvelle Gazette.

Avec des moyens limités mais de riches idées, Morlanwelz travaille en coulisses sans oublier la base : son école des jeunes, sans cesse louée pour ses qualités, génératrice de talents pour ses équipes premières.


Laisser un commentaire