Entamés en juin 2023, les travaux de la piste d’athlétisme du Tivoli devaient ambitieusement être achevés dès la rentrée de la même année.
Près de douze mois plus tard, c’est peu de le dire, le chantier a pris du retard.
Une situation complexe qui a particulièrement affecté l’ACLO, contraint de bricoler des solutions presque chaque semaine pour ses membres. Une fois en proposant des entraînements sur les terrains et parkings annexes du stade louviérois, une autre en délocalisant purement et simplement ses entraînements.
Des conditions chaotiques
Devant les affres de ce pénible chantier, le club d’athlétisme de la Cité des Loups prend son mal en patience et positive : "Malgré des conditions d’entraînement quelque peu chaotiques depuis plus de dix mois, pas moins de 45 athlètes ont participé au Championnat du Hainaut (…) Nos athlètes reviennent avec 38 médailles", a écrit le Royal Athletic Club Louviérois sur ses réseaux sociaux.
Si la date de fin officielle des travaux n’est pas encore connue, force est de constater que ce n’est pas encore pour tout de suite. "Il faudrait compter encore 34 jours ouvrables pour terminer la piste", a rappelé le secrétaire de l’ACLO, Pascal Drugmand, à La Dernière Heure, le 3 avril dernier.
Au-delà de la lenteur du dossier, c’est aussi la tenue de la prochaine édition des Special Olympics qui a fait l’actualité.
3 300 sportifs à La Louvière
La compétition, qui rassemble 3 300 sportifs (!) porteurs d’un handicap mental, revient pour la troisième fois à La Louvière et dans la région du Centre. Du 8 au 11 mai, de nombreuses épreuves se dérouleront chez nous, y compris celles d’athlétisme. Et c’est là que le souci se pose.
La piste étant loin d’être terminée, des solutions alternatives ont été étudiées afin que les épreuves d’athlétisme soient maintenues au Tivoli.
Ces derniers jours, des lignes ont ainsi été tracées sur la piste actuelle, toujours dépourvue de tartan. Une option mise sur pied par Special Olympics Belgium (SOB) et la Maison des Sports de la Ville de La Louvière.
"On trouvera toujours des solutions"
Arne Reynaert, responsable des opérations chez SOB : "La piste a un bon tapis. Nous allons y tracer des lignes. Le seul détail à prendre en compte pour les athlètes, c’est qu’on ne peut utiliser de spikes. Il faut veiller à le communiquer assez tôt pour mettre nos sportifs dans les meilleures conditions", a-t-il détaillé pour Antenne Centre. "On trouvera toujours des solutions. On doit toujours avoir des plans B. Ça fait partie de l’événementiel."
Voilà un bon problème résolu. Et maintenant le dernier, et non des moindres : la fin réelle du chantier.
- Illustration : Centre Sports
