Quid de la clause Orban ?

Tandis que la région du Centre s'enflamme (à juste titre) suite à l'obtention du permis annonçant la construction imminente d'un nouveau temple pour la RAAL La Louvière, la question du partage de l'infrastructure sportive revient sur la table.

La clause Orban, en vigueur sur le site du Tivoli, avait provoqué le blocage du projet de stade initial, en septembre 2021.

Ladite clause, imposée par la famille Orban à la Ville de La Louvière en des temps immémoriaux, stipule de "ne jamais céder tout ou partie du fonds de cette plaine des sports à une société déterminée pas plus qu'à un particulier, de manière à ce qu'elle reste en tout temps accessible à toutes les sociétés sportives indistinctement."

Un charabia administratif qui raconte simplement que le site doit rester accessible à toutes les entités sportives désireuses d'utiliser le lieu.

Actuellement, trois clubs sont concernés par le partage du Tivoli, dans le respect de cette clause : l'ACLO, la RAAL, et l'URLC. Parce que la nouvelle arène verra le jour à quelques mètres de l'ancienne, la question de la clause Orban risque encore de se poser dans les prochains mois.

Pour rappel, l'érection du nouveau stade ne concerne pas l'ACLO, qui bénéficiera toujours du Tivoli. Le site actuel, qui verra trois de ses quatre tribunes disparaître, subira un gros lifting et se destinera essentiellement à l'athlétisme.

Deux alternatives pour l'URLC

Financé intégralement par la RAAL (sauf les parkings et les abords pris en charge par la Ville), le futur écrin appartiendra au club vert et blanc, qui en sera aussi le principal utilisateur.

Il reste donc l'éternel débat de l'URLC. À la rentrée, la thématique a été abordée par les instances politiques louviéroises. Si, à ce jour, rien n'exclut un retour de La Louvière Centre au stade Raymond Dienne, la piste menant à un partage a aussi été étudiée.

"On a pu avancer (...) pour trouver des solutions qui permettent de respecter cette clause Orban", a détaillé Emmanuelle Lelong (PS), échevine à La Louvière, lors du conseil communal de septembre. La solution envisagée concerne la location du stade, selon un plan tarifaire défini. Le prix variera en fonction de la division.

Une location de 5.000 euros par match

"Pour les D2 et D3 amateurs, la location du stade pour les matches officiels uniquement sera gratuite", précise l'échevine. "En N1, une location d’environ 5.000 euros par match sera prévue. C'est la division qui correspond à celle de la RAAL actuellement. Ces tarifications permettront à chacun de s’y retrouver en termes d’accès au stade."

Elle ajoute que les équipes de D2 et D3 ACFF (ndlr : comprenez les écuries voisines de la région, autre que l'Union Royale La Louvière Centre) préfèrent généralement jouer dans leur stade plutôt que de déménager le temps d'un match. De fait, "ça ne devrait pas créer de situation trop problématique", tempère-t-elle.

Enfin, en dehors du ballon rond, la Ville de La Louvière va, elle aussi, bénéficier de l'infrastructure, à raison de trois fois par an. "On pense à tout ce qui relève de l’handisport ou de ce type d’événement pour lequel la Ville pourrait trouver un intérêt à avoir un accès gratuit aux infrastructures."

Mais d'ici le match inaugural, de l'eau va encore couler sous les ponts.


3 commentaires sur “Quid de la clause Orban ?

  1. Pour ce qui est de la location du stade, je reconnais bien là le bon manipulateur, vous ne gardez que la partie qui vous intéresse en omettant la phrase qui précède et qui indique clairement que les tarifs ne sont pas encore négociés avec les clubs autres que la raal. Ces chiffres ne sont que des voeux pieux de la raal.
    Voici cette phrase :
    « Ici, on a pu fnalement avancer, comme quoi c’est possible, n’est-ce pas, en termes de négociation pour
    pouvoir trouver des solutions qui permettent de respecter cette clause Orban dont l’objectif, rappelez-
    vous, est de pouvoir assurer un accès au sport au plus grand nombre de citoyens.
    Pour cela, on s’est dit qu’on allait travailler sur les tarifs. On va retravailler les tarifs en fonction de la
    division dans laquelle se trouve le club, tout simplement. »

    1. La phrase précédente n’a effectivement pas été mentionnée :

      – Parce que trop longue pour une article de presse
      – Parce que les phrases qui sont coupées, sont mentionnées de la sorte (…)
      – Parce qu’à aucun moment, dans les phrases que vous citez, il n’est question de la RAAL.

      1. Renseignements pris de notre côté, c’est la commune qui prendrait en charge le prix de cette location. D’autre part, c’est quand même étrange qu’on parle de chiffres précis et que d’un autre côté on parle de « renégocier les prix » 🤔

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