Louka Matthys s'apprête à concrétiser le rêve d'une vie.
En janvier, le Louviérois de 23 ans va devenir cycliste professionnel. En début de la semaine dernière, le jeune homme a signé un contrat de deux ans avec Bingoal WB, une équipe belge basée à Mouscron.
Stagiaire au sein de cette même équipe depuis le mois d'août, Louka a déjà acquis de l'expérience sur divers parcours, tels que l'Arctic Race, Paris Tours et les routes italiennes.
"Je tiens à remercier la direction pour sa confiance", explique celui qui a été recruté grâce à un CV envoyé au culot. "J'ai déjà eu la chance de participer à de belles courses… mais ce n'est certainement pas la fin de l'histoire. C'est le projet d'une vie qui se concrétise, le début d'un nouveau chapitre."
Instit’ le jour, cycliste la nuit
Jusqu'à présent, le coureur menait une double vie. Le matin, il était instituteur dans une école bien connue de La Louvière, tandis qu'il se transformait en cycliste le soir pour poursuivre son ambition. Il bénéficiait, en outre, d'un horaire aménagé pour concilier ses deux vocations.
Un nouveau rythme de travail se dessine à l'horizon 2024. "Je sais que ma vie changera dès le premier janvier, lorsque je pourrai me consacrer entièrement au vélo", poursuit-il. "J'ai énormément à apprendre au sein du peloton professionnel. J'ai hâte de retrouver le groupe et de me mettre au service des leaders."
Formé chez Sprint 2000 Charleroi, Matthys a ensuite fait ses preuves en France à partir de 2019 (au VC Saint-Quentin, puis à Dunkerque Grand Littoral Cofidis). C'est au sein de ces équipes hexagonales que l’enfant prodige a bâti son palmarès.
"J'étais un peu déçu de partir à l’étranger, n'ayant pas reçu de réponse en Belgique", a-t-il révélé à nos confrères d'ACTV. "Finalement, je ne regrette pas ce départ. C'est ce qui m'a permis de décrocher ce contrat professionnel."
Alaphilippe, Roglic et Pogacar
Désormais, celui qui a couru aux côtés d'Alaphilippe, Roglic ou encore Pogacar souhaite développer pleinement son potentiel.
"J'apprécie les courses par étapes ainsi que les classiques ardennaises", confie-t-il, laissant entendre qu'il est prêt à relever de nouveaux défis personnels : "Je n'ai pas encore eu l'occasion de me tester en montagne, ce que j'espère pouvoir faire à l'avenir."
Le monde du cyclisme est prévenu : l'Instit' vise de bonnes notes sur toutes les routes.
- Illustration : Maïté Corriette Photographe Cyclisme
