De Morlanwelz à Nice : le nouveau défi futsal de Cesur Akkulak

Vous souvenez-vous de Cesur Akkulak ? Principalement connu pour ses exploits dans le monde du futsal carolorégien, l'entraîneur de 33 ans s'est aussi illustré un bref moment dans le Centre, avec un crochet au BSEP Morlanwelz.

Deux ans après sa nomination en tant qu'entraîneur principal des Normaliens, l'ancien du Celtic Châtelineau s'offre un nouveau défi. Nommé entraîneur adjoint du Nice Futsal Club cet été, le Carolo a pris ses quartiers sur la Côte d'Azur.

Mercredi, à l'occasion d'un stage en Belgique avec ses nouvelles couleurs, il était de retour à la salle Lucien Walravens. Au programme : une joute amicale face à Morlanwelz. "Le club a connu des difficultés par le passé. Malgré ça, avec ses armes, peu de moyens et des jeunes du cru, le BSEP réalise toujours de grandes choses."

Cesur Akkulak a pris la direction de la Côte d'Azur. © Centre Sports

La confrontation face aux Azuréens en est la preuve. Contre un adversaire tout juste promu au sein de l'élite française, les Noir et Blanc ont livré une prestation intense. Malgré les assauts niçois, le collectif hennuyer a fait front. "Nous sortions d'un voyage en car qui a duré onze heures", explique Akkulak. "Il y avait peut-être un peu de fatigue dans notre chef. Cela dit, on a vu peu de différences entre les deux équipes. Quoi qu'il en soit, je souhaite le meilleur au BSEP Futsal Morlanwelz. Avec son histoire et sa notoriété, ce club mérite un jour de retrouver la D1."

Deux montées consécutives

La première division, c'est pourtant bien l’adjoint d’Elyesse Ben Salem (ndlr : à la fois mentor et… président du club de la Baie des Anges) qui s'apprête à la découvrir. "Nice Futsal a vécu deux montées consécutives : de la D3 à la D2 en 2023-24 et de la D2 à la D1 en 2024-25. C'est historique pour Nice et la Côte d'Azur. Une belle aventure nous attend."

Pour cette découverte du plus haut niveau hexagonal, les ambitions méditerranéennes restent modestes. "En France, le niveau est plus relevé qu'en Belgique. On sait d'où l'on vient : l'objectif est d'assurer le maintien au plus vite. Notre chance ? Avec la récente faillite d'Ajaccio, il n'y a qu'un seul descendant cette saison en première division. On doit parvenir à se sauver."

Pour la première fois de son histoire, Nice rejoint l'élite du futsal français.

Sur la Promenade des Anglais, le Carolo apprécie son nouveau quotidien. "C'est un tout autre cadre de vie. Avec la météo clémente, le soleil et la mer, on a l'impression d'être en vacances tous les jours."

La chance, ça se provoque

L'impression seulement. Car en plus d'endosser son rôle d'adjoint, Cesur a également un boulot à côté. "Je suis médiateur scolaire", poursuit-il. "Ce n'est jamais facile de quitter son pays, mais le club a tout préparé afin de faciliter mon acclimatation. Papiers, logement, travail : tout s'est fait très vite. C'est une belle opportunité. J'ai beaucoup de chance."

Et dire que sa rencontre avec la direction niçoise a été fortuite, au détour d'un match de Coupe d'Europe à Laval, dans le cadre de l'obtention de son diplôme UEFA A. Comme quoi, la chance se provoque.


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