La RAAL La Louvière en Jupiler Pro League : clap, dixième !

Un demi-siècle s’est écoulé depuis la première accession de la RAAL en D1.

Les plus anciens se souviennent de cette saison 1975-1976, méritante certes mais achevée en eau de boudin dans les bureaux fédéraux de la rue Guimard, la faute à un excès de zèle de Jef Jurion.

Qu’importe, après un troisième tour final victorieux en quatre ans, les Loups retrouvaient leur place en 1977. Un retour synonyme de paisible maintien grâce, notamment, à six victoires obtenues sur un score Arsenal, dont une à… Anderlecht.

Cette embellie n’allait pas perdurer puisqu’au terme de l’exercice 1978-1979, La Louvière était à nouveau rayée de la carte, payant un lourd tribut à son inaptitude à bien voyager (ndlr : onze défaites en déplacement).

Allait s’ensuivre une longue hibernation aux étages inférieurs. C’est à l’issue de nouveaux Playoffs rondement menés que les Loups réintégraient le gratin noir-jaune-rouge en 2000, connaissant d’emblée aux pires appréhensions.

Avec neuf points grappillés endéans les 21 premières rencontres, le matricule 93 était en effet promise à composter son ticket aller-tour. Toutefois, l’arrivée de Daniel Leclercq redonnait vigueur et efficacité à la meute, échappant de justesse au couperet.

Là, à La Gantoise, où il avait été porté en triomphe, le Druide jetait la serpe, à peine l’automne 2001 entamé. Il est vrai qu’avec un point sur 21, la survie des Verts était une fois de plus sujette à caution. Son successeur, Ariël Jacobs, n’hésitait pas à relever ce périlleux défi non sans un réel brio, à telle enseigne que les Loups bouclaient cette cinquième campagne en Jupiler League en onzième position.

Odyssée en Coupe de Belgique

La griffe Jacobs, la RAAL en retirait un bénéfice insoupçonné la saison suivante, avec cette mémorable odyssée en Coupe de Belgique alors qu’en championnat, les Loups assuraient sans frémir leur maintien.

De la sérénité au classement final, il en était encore question en 2004 (8e pour la der' d’Ariël) mais aussi en 2005 (7e), sous l’égide d’Albert Cartier. Et ce, malgré un noyau volontairement décimé à la trêve.

Hélas, la faute à une gestion et à un casting calamiteux (et pas uniquement sur le terrain) sans oublier cette ombre chinoise maléfique, les Louviérois disaient adieu à l'élite en 2006.

Du moins le pensait-on. Ce n'était qu'un au revoir.


Laisser un commentaire