Anderlues va reprendre les travaux de sa piscine fermée depuis 2017

Nous évoquions le cas de la piscine d'Anderlues, en filigrane, dans notre Carte Blanche du 12 avril dernier. Contre toute attente, six ans après la mise sous scellé du bassin bourletti, la commune a décidé de relancer les travaux.

Si des responsables de Netflix nous lisent, voici le teaser d'une série de longue haleine qui s'étale sur plusieurs saisons.

Fermée en 2005 pour cause de travaux, la piscine d'Anderlues s'est égarée dans un chantier long de douze années. En 2017, après plus d'une décennie d'attente et trois millions d'euros déboursés, l'infrastructure rouvrait ses portes, en grande pompe.

En grandes pompes funèbres

Seulement, deux jours plus tard, le bassin est passé de grandes pompes à pompes funèbres. Dans un premier temps, il était question de simples problèmes techniques. Jusqu'à ce qu'apparaissent de véritables malfaçons, entraînant une fermeture radicale. "La piscine coûte 2 000 euros par jour de fermeture", pestait alors l'échevin des sports Rudy Zanola, à nos confrères de la DH.

Entre novembre 2017 et la semaine dernière, les portes sont restées closes. Et le seraient probablement restées pour un long moment si, en début d'année 2021, Infrasports n'avait pas poussé une soufflante aux oreilles de la commune.

En résumé : face à cette fermeture, Anderlues était condamnée à rembourser les subsides attribués pour les travaux de rénovation initiaux.

"Rembourser les subsides déjà perçus"

Pour éviter de débourser plus d'un million et demi d'euros, la commune (ndlr : qui ne roule déjà pas sur l'or) a été contrainte de trouver une solution. La piste la plus évidente consiste, évidemment, à relancer les travaux et rectifier le tir d'un premier chantier chaotique. Les autorités politiques se disent prêtes à trouver des solutions, y compris en fonds propres.

"Cette décision de principe affiche notre volonté de continuer le dossier", a précisé la bourgmestre Virginie Gonzalez, lors du dernier conseil communal. "Si on n’avait pas pris cet acte, ce qui a d’ailleurs été fait à l’unanimité et qui est assez rare pour le souligner, on aurait perdu le reste des subsides, voire rembourser ceux déjà perçus."

Dans ce dossier, les responsables du chantier foireux font face à la justice. Pour l'heure, il n'y a pas d'avancée significative.

Quant aux prochains travaux, dont on ne connaît pas encore la date de départ, ils s'élèvent à 1,8 million d'euros et visent principalement le plafonnage, le traitement des eaux, la ventilation et le système électrique.

Gageons que le chantier reprenne un jour.


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