C'est désormais une certitude : Morlanwelz ne retrouvera pas, sportivement du moins, l'élite du futsal belge.
En partageant l'enjeu chez le co-leader Hoboken (6-6), vendredi dernier, les Normaliens ont cédé le titre à leur adversaire du soir. Bien qu'ils maîtrisaient les débats, les hommes de Rosario Persichetti se sont défilés en seconde période.
Au coup de sifflet final, certains déploraient un arbitrage maison tandis que d'autres fustigeaient le format de la compétition (ndlr : un seul promu par série, sans play-off). Des arguments, avouons-le, un peu faiblards pour justifier l'amer résultat.
"C'est la dure loi du sport", a commenté laconiquement Persichetti, au coup de sifflet final. "Ca ne s'est joué à rien, si ce n'est un détail. Une saison de sacrifices s'est finalement décidée sur un match."
Qu'on se le dise : la place du BSEP est en D1. Cette terre sacrée du futsal belge du début des années 2000 mérite de retrouver son rang d'antan. L'échec de l'exercice écoulé doit non seulement permettre au club de rebondir... mais surtout de grandir.
Préparer les futurs succès
À l'heure où le futsal tend à se professionnaliser en Belgique, il est temps pour les sociétaires de la salle Lucien Walravens de suivre le mouvement. Avec une ligne directrice, à moyen et long terme.
Autrefois, il suffisait de gros sous pour dominer le monde du football en salle. Aujourd'hui, le foot à papa n'existe plus. Il convient de soigner la formation, la structure, la gestion pour préparer au mieux - et durablement - un retour parmi l'élite. Pour revivre les joies passées bien sûr, mais aussi éviter pareils déboires.
Les succès de demain ne se construisent plus comme ceux d'hier.
Illustration : RAAL La Louvière
